FREDERIC MULLER - AUTEUR

Bio

 

Bonjour gentil lecteur !

Je suis né en décembre 197… (gardons un peu de mystère sur la date exacte, ehm ehm) dans une commune Belge répondant au doux nom de Jemeppe-sur-Meuse qui se trouve sur… la Meuse (ben oui). Ma ville n’était pas encore sinistrée à l’époque mais elle était déjà entrée en résistance face à la crise… elle l’est toujours d’ailleurs. Entre un papa mécano à l’usine et une maman mère de famille à plein temps, je ne peux pas vraiment dire que j’étais prédestiné à l’écriture. Mon orthographe bancale trahit encore très souvent mon éducation modeste.

Peu importe si les cheminées des hauts fourneaux ou les bacs-à-sable crottés formaient mon horizon, j’étais un gamin aimé, aimant et très heureux. A l’époque, les mots « jouer dans la rue » avaient encore un sens et je passais le plus clair de mes journées à frapper dans un ballon ou à foncer en bicyclette. L’autre partie de mon temps était consacrée à la rêverie. Allongé sur le lit ou assis dans l’herbe, je me suis mis à développer un univers intérieur débordant. Je crois que c’est le genre de chose qui arrivent aux enfants un peu timides qui grandissent dans une ville grise dépourvue de charme. Le flacon était terne et l’ivresse de l’imaginaire n’en était que plus vitale. J’ai toujours aimé les livres mais aussi les films, la télévision ou les jeux vidéos. Je m’épanouissais à travers ces personnages et ces histoires variées qui semblaient rendre la vie plus intéressante… par procuration, certes, mais néanmoins palpitante!

Vers 10 ans, j’ai commencé à écrire des scénarii de bd mettant en scène des pilotes de ligne roublards, voleurs de diamants à l’occasion. Un ami de mon père, interloqué par ce prépubère inventif, a tenté d’en faire les dessins mais mes textes manquaient probablement de cohérence et d’expérience car ils se sont révélés inadaptables.

Plus tard, j’ai commencé à écrire « sérieusement ». Mes parents m’avait offert une machine à écrire que je trouvais hyper cool. Elle se rangeait dans une sorte de mallette en cuir vraiment trop chébran! Enfin, ce n’était pas tout à fait l’avis de mes camarades à qui je préférais d’ailleurs cacher mes velléités littéraires. La frontière entre tocard et intello étant très mince dans mon quartier. Et puis le verlan ne m’allait pas très bien.

Par sérieusement, j’entends « régulièrement », presque chaque soir en fait, un casque vissé sur les oreilles alors que mes parents regardaient Sabatier ou Crocodile Dundee dans la pièce à côté. « Régulièrement » donc, car mes histoires n’étaient pas très sérieuses ou du moins ma façon de les écrire. La science-fiction et la fantasy étaient mes genres préférés et j’adorais inventer des mondes biscornus ou l’héroïsme primait sur tout. Je n’étais pas très discipliné et mes mains n’allaient pas assez vite pour retranscrire tout ce dont je voulais parler. Raconter par l’image me paraissait d’ailleurs plus rapide (mais je ne connaissais pas encore la photo à cet époque, du moins je ne m’y intéressais pas, bizarre quand même) et j’écrivais surtout des scénarii de séries ou de films qu’un hypothétique Spielberg local développerait un jour à grand renfort de dollars. Ecrire de la littérature, la vraie, celle avec plein de mots et plein de pages me semblait hors de portée, si compliquée, si exigeante.

Après, il y a eu un drame : je suis devenu adulte. Enfin, je suis « entré » dans une vie d’adulte. Dans la tête j’avais toujours 15 ans, mais je devais me conformer à l’existence que la pub écrit pour nous : apprendre un métier « respectable », gagner de l’argent, acheter une voiture de bonne cylindrée puis une maison, etc. J’ai arrêté d’écrire pendant de nombreuses années, trop occupé à construire une vie que dans le fond je ne désirais pas vraiment, en tout cas pas sous cette forme. Malgré tout je gardais un lien avec les « histoires », en ajoutant à mon diplôme de commerce un autre en « Cinéma » et en écrivant parfois le pitch d’une aventure sur un bout de papier sur un coin de table de bistro. C’est aussi à cet époque que mon éducation à « l’image » s’est étoffée à travers en particulier les cours d’histoire de la photo et de techniques cinématographiques qu’on me dispensait à l’université. J’ai commencé à entrevoir la possibilité de raconter « dans un cadre », chose qui m’a assez vite fascinée.

Ce n’est qu’après plusieurs années passées dans l’univers de la finance que j’ai décidé de me retrouver. Ma vie ressemblait alors à celle d’un végétarien vendant des biftecks dans une boucherie. Y avait comme un décalage entre ce que je pensais du monde et comment j’y menais ma barque. J’ai démissionné et pendant 5 ans je n’ai fait qu’écrire. De tout. Du bon comme du mauvais. Du drôle comme du triste. J’étais redevenu un étudiant, un explorateur de moi-même et de ces choses qui sommeillaient dans mon ciboulot. Peut-être y a-t-il un lien mais ma vie sentimentale était alors assez douloureuse. Je me cherchais dans tous les sens du terme, perdu dans mes contradictions, entre la réalité et les rêves. Cette période difficile m’a permis d’affiner un style et de gagner en assurance en tant qu’auteur mais aussi en tant qu’homme. Si la littérature reste accaparante, difficile, tyrannique parfois, elle ne me semble plus inaccessible. Il m’a fallu beaucoup d’échecs et de réflexions pour trouver le courage de m’attaquer à autre chose que la forme scénaristique mais j’éprouve désormais un grand plaisir à me frotter à des récits qui n’ont pas besoin de devenir images pour exister.

A la fin de ces cinq années, deux de mes nouvelles ont été primées lors d’un concours de nouvelles policières à Liège. J’étais lancé. Mon écriture m’a même ouvert les portes d’un travail dans le secteur culturel. Depuis, j’écris sérieusement. Par sérieusement, je n’entends plus « régulièrement » car le temps me manque souvent, mais j’entends « avec application ».

Depuis trois ans maintenant (2012), je pratique aussi la photo avec beaucoup d’enthousiasme et de plaisir. La photographie et l’écriture sont pour moi comparables, presque indissociables. La photographie n’est finalement qu’un autre forme d’écriture (photographier signifie d’ailleurs littéralement « écrire avec la lumière ») . Mon besoin d’inventer des histoires et mon amour de toujours pour le cinéma et l’image m’ont naturellement amener vers ces deux moyens de « raconter » qui me procurent beaucoup de bonheur. Je ne sais plus qui disait qu’on échappait pas à son enfance mais je dois me prosterner devant sa perspicacité.

Ecrire, que ce soit par les mots ou part l’image, est un travail astreignant, souvent plus laborieux que ce que la plupart des gens pense mais il me procure un plaisir fou et je n’ai plus du tout envie de le cacher au fond de moi. J’ai dorénavant envie d’assumer mes passions et de le clamer haut et fort : Je suis un auteur! Je suis un photographe! … ou presque.

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