FREDERIC MULLER - AUTEUR

Le droit de ne pas finir un livre

Lorsque, avec des amis (en tout cas, avec des gens qui acceptent de me parler, c’est déjà pas mal), nous discutons de nos lectures, de nos derniers coups de cœur ou de nos derniers coups de gueule, j’ai remarqué que nous avions régulièrement un avis divergent sur un aspect précis de la lecture. Je revendique le droit de ne pas « continuer » un livre qui me déplaît et je me heurte souvent au courroux de mon interlocuteur dont l’opinion consiste à dire, en résumé, « non, faut toujours aller jusqu’au bout! ». Il y a donc deux écoles. Ça m’intéresse de creuser pourquoi. Je vous donne mon point de vue. Si vous voulez me donner le vôtre, ça m’intéresse beaucoup. Les irréductibles de la lecture au « finish du the end de la fin du terminus » dégainent à peu près toujours les mêmes arguments. Le premier, le plus pervers, car il flirte allègrement avec le principe (toujours très agréable) de la culpabilisation, invoque l’inattaquable « respect du travail d’autrui ».  En voilà du bel argument, scintillant de mille feux et solide comme un calcul rénale. Ne pas lire jusqu’au bout reviendrait en quelque sorte, toute proportion gardée, à cracher à la figure du malheureux auteur qui s’est cassé les ongles sur le clavier de […]

Non mais quel genre alors!

Quel est votre genre préféré? Les fans de poésie ou de théâtre ne m’en voudront pas, enfin je crois (avec ces hooligans, on ne sait jamais ;)), si je ne fais référence ici qu’aux catégories communément admises de la littérature romanesque. Si ça vous tente, vous pouvez vous frotter à cette question « très difficile » (toute proportion gardée, y a pas mort de chihuahua non plus) en répondant au sondage qui se trouve en bas/à droite du site. Perso, je me pose cette question parce que je culpabilise parfois (enfin, pas tant que ça non plus) d’avoir des goûts à ce point mal définis. Ca doit venir de mes lointaines origines teutonnes. Ce besoin vital de classer et de structurer les choses de manière précise, qui se trouve soudain confronté à mon indécision littéraire. L’envie aussi, sans doute, de devenir membre d’un club un peu « sélect ». Il y a les aficionados de la série noire, les adorateurs de l’auto-fiction, les frénétiques du roman historique, les fanatiques de la S-F, les passionnés de l’étude de mœurs… Et puis il y a ceux qui ne jurent que par tel ou tel éditeur ou qui ne lisent que les lauréats des grands concours, etc. Ces adulateurs ont leurs […]

Stéphane Chamak, auteur… et ange gardien littéraire

                          Un quidam m’aborde, méfiant mais curieux : – C’est quoi au-dessus de votre tête? – C’est mon « ange-gardien littéraire » – Hein ? Et…et… C’est quoi un « ange gardien littéraire »? – C’est un bonhomme généreux qui vous aide en toute discrétion, qui vous injecte de la motivation quand vous en manquez, qui vous inspire, et qui vous protège de loin sans jamais rien demander en retour. – Ça se trouve où? – Ça ne se trouve pas. Ça vient à vous, sans faire de bruit, en jonglant avec des mots et en distillant de l’amitié. – Ça me plairait d’en avoir un. – Désolé, le moule est cassé. – Pff… En plus d’être mon ange gardien littéraire, Stéphane Chamak est avant tout un bosseur fou, fécond et talentueux, doté d’une personnalité incroyablement bienveillante et d’un style unique. Son imagination est sans limite et il parvient toujours à surprendre ses lecteurs quels que soient les thèmes ou les genres qu’il aborde. Il a déjà publié 1 roman, 5 recueils de nouvelles, soit plus de 60 histoires incroyables qui vous feront voyager, rire ou pleurer pendant des heures. A découvrir A B […]

Les concours de nouvelles

J’ai eu la chance et l’honneur d’être deux fois lauréat d’un prix lors du concours international de nouvelles policières de Liège, en 2008 et en 2010 (suis plus sûr des dates). Ces deux nouvelles ont été publiées dans les recueils collectifs que le concours sort chaque année aux éditions Luce Wilquin. Les concours sont ce qu’ils sont et on peut être très critique envers eux. Il y a des « bêtes » de concours qui raflent tous les prix mais sont incapables d’écrire autre chose. Il y a les concours « clientélistes » où ce sont toujours les mêmes profils d’écrivants qui l’emporte. Il y a les concours où les membres du jury n’ont jamais lu un livre. Il y a des concours où il faut payer des sommes astronomiques pour pouvoir participer (c’est suspect quand même). Il y a des concours « au piston » où les lauréats semblent toujours connaître quelqu’un dans l’organisation, etc. Mais il y a aussi des concours fabuleux, avec un jury pointu, un prix intéressant et une organisation professionnelle. Participer à ce genre de concours est selon moi primordial quand on débute dans l’écriture. Pas tant parce que c’est l’occasion d’être lu par des pros (on ne gagne pas toujours et on […]